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Le blog de marick

Articles avec #les tuamotus

Lundi 24 juin , nous mettons le cap sur Tahiti .Charles  sur « Banana » doit prendre l’avion direction l’Europe  , et nous souhaitons assister à Papeete , en ce mois de juillet aux multiples manifestations traditionnelles , artisanat , chants , danses , courses de pirogues ou « va’a »,

le vent , absent  au départ , apparait progressivement , et nous assure une belle navigation , avec en prime , rayon vert au coucher du soleil , et  une  pleine lune  qui nous accompagne pendant toute la nuit

Nous  retrouvons la marina Taina , ou de nombreux voiliers se sont rassemblés pour les manifestations de juillet, retour donc à la ville , ses embouteillages, ses magasins bien achalandés , et retrouvailles avec de nombreux autres voiliers amis , C’est l’occasion de partager des souvenirs , des expériences , des bons plans, des projets , et à ce point de la route , on peut  rester sur la Polynésie , qui est un immense terrain de jeu , d’autres  remontent vers Hawaii, , d’autres arrivent du sud , Gambier et même Ile de Pâques ,et s’arrêtent, alors que d’autres vont naviguer plus à l’ouest , vers les Cook , les Tongas , Samoas , etc..  Il y a plusieurs itinéraires possibles pour la Nouvelle-Zélande  , et tout reste à définir et organiser !

Juillet est un mois très festif en Polynésie avec le « Heiva i Tahiti » qui met à l’honneur la danse , le chant, les sports traditionnels et l’artisanat   . Le Heiva est sans doute la plus ancienne institution de la  Polynésie  française puisque c’est sa 131 eme  édition cette année ;Il y a de nombreuses expositions d’artisanats , concours de vanneries, de bijoux artisanaux , de couture, les chants et danses sont à l’honneur, nous assistons à la cérémonie d’ouverture , avec les premiers groupes et c’est un magnifique spectacle coloré , chatoyant , les corps des vahiné ondulent et bougent avec grâce et sensualité , les hommes ne sont pas en reste , et on en prend plein les yeux ! Les évènements sportifs ont toute leur place avec bien sur les courses de pirogues ou « va’a »  à 1, 3, 6 ou 16 rameurs   , catégories  cadets , juniors , seniors , hommes , femmes !

 Il y a aussi compétition de sports traditionnels avec :  lancer de javelot il faut atteindre une noix de coco plantée sur un mat de 9.50 de haut  , courses de porteurs de fruits  de 15 , 20 ou 30 kg sur 800 à 1300 m  , lever de pierre , dont le poids varie entre 60 et 150 kg !!!!! ,et concours de coprah :ouvrir des noix de cocos entières , extraire la pulpe, stocker dans le sac prévu et nettoyer dans un minimum de temps !

Programme fort chargé

 

mais, les communications internet sont toujours aussi difficiles  !alors impossible de mettre des messages sur le blog et encore moins des photos !

 

 

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Nous retrouvons l’anse Amyot à Toau pour une courte escale,et  tentons sans succès la pêche  aux langoustes , la nuit tombée sur le platier , avec des lampes torches pour éclairer leurs yeux ! mais nous n’en verrons aucune, seulement quelques crabes et des oursins crayons mais ça reste   une belle expédition nocturne, et  nous avions anticipé et  acheté quelques beaux spécimens pour assurer le diner !

Départ le lendemain pour Apataki , puis Ahé plus au nord .Dans la passe, Tiareroa , il y a un courant assez fort et le mascaret  est impressionnant ! Dans le lagon, il faut faire attention aux « patates » elles sont le plus souvent signalées, mais la vigilance est de rigueur , il y a aussi beaucoup de bouées pour les huitres perlières. Ces patates nombreuses et en forme de champignon rendent les mouillages délicats , et à plusieurs reprises , il faudra plonger avec une bouteille pour pouvoir lever l’ancre

Ahé est un petit atoll  d’environ 400 habitants,  20 km de long sur 10km de large . Moitessier y a séjourné assez longtemps et c’est comme en pèlerinage que nous  débarquons sur le motu Poro Poro , ou il a vécu  tout près du petit village Tenukupara . Il ne reste rien de ce qu’il avait construit, mais nous y rencontrons un polynésien qui y vit et qui se souvient de lui. Dans cet atoll subsiste sur un motu la « foret primaire », arbres qui existaient avant que les cocotiers ne modifient complétement le paysage polynésien .les arbres sont hauts, la végétation assez dense remplie d’oiseaux qui font un vacarme  assourdissant  

Cathy et Gilles , des amis de « banana »  sont au mouillage ainsi qu’ un autre bateau ami , nous passons quelques jours ensemble , et partageons ballades, plongées ,  apéros , diners ,et poissons grillés sur la plage  

Il nous faut maintenant partir pour Rangiroa, le  plus grand atoll de Polynésie et le deuxième du monde  avec 75 km de long et 35 km  de large !

Le passage de la passe est assez impressionnant avec un fort courant sortant. Nous mouillons , un peu à l’abri , le vent est encore assez fort et le lagon  agité .Deux magasins sont correctement approvisionnés , le bonheur ,  on peut louer des vélos pour se rendre au village situé 12 km au nord   , petite bourgade tranquille , avec ses quelques commerces ,

Puis la météo s’adoucit, plus de vent, un soleil radieux, dans un ciel pur,  une belle lumière inonde le lagon, le club de plongée YAKA est juste en face  . tenu par Cathy et Marco , deux plongeurs chevronnés et qui connaissent parfaitement le coin .

Nous plongeons à plusieurs reprises dans les passes, plongées entrantes, sortantes et même pour la dernière le   dimanche ,une « sunset » pour une ambiance différente ,plus mystérieuse . Une magnifique lune illumine le ciel pur  et ce séjour à Rangiroa grâce aux très belles plongées , riches en fauneet coraux se termine en beauté

Ce séjour dans les Tuamotus, atolls perdus , coupés du monde est une belle étape de notre voyage en Polynésie. Mais, parallèlement les communications internet sont quasiment impossibles !   

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P5240228Fakarava

Nous sommes  au mouillage face au  village de Rotoava environ 600 habitants , près de la passe Ngarue  , 2 épiceries ouvertes , c’est le grand luxe , et nous achetons tous les produits frais dispos  : choux , carottes et pommes , mais le bateau avitailleur  doit arriver la semaine prochaine de Tahiti , il y aura plus de choix.  Nous repérons le club de plongée, Top Dive , équipe dynamique et sympathique  . Patrick prend rendez-vous pour le lendemain  matin pour 2 plongées

Retour sur Marick , Banana vient juste d’arriver et est mouillé à coté de nous  !Banana , c’est la famille Khun, avec les parents Sophie et Robert-Louis, les enfants Marie-Alizée, et Oscac –Louis , dit « K-oui » et Charles un de leurs amis , j’allais oublier Dinghy , le chien !

On a pleins de choses à se raconter,  alors soirée  ti’punch , nous avons le rhum , et  eux les citrons verts des Marquises , on mutualise nos avoirs  pour notre plus grand bonheur !

Dimanche,  nous déjeunons  tous ensemble  dans la petite pension Havaiki , en bordure de plage , il y a une ferme perlière attenante avec   espace  d’exposition des créations très originales .on y organise « la loterie des perles »

Lundi , nous allons  jouer à la loterie  , principe : pour 3500 FPC (environ 30 euros) on choisit une huître dans laquelle il y a une perle en culture , et s’ il n’y en a pas , on ouvre une autre huitre , etc  , donc on a forcément une perl e , mais la surprise se situe au niveau de la taille , couleur , régularité , brillance etc… de la perle  .On se pique au jeu ,  et découvrons avec émotion la petite perle sortie des entrailles de l’huître , les 3 perles sont très différentes et on est tous ravis ! le producteur  nous raconte l’histoire d’un client arrivé tard un soir en bateau qui veut deux perles, il faut les préparer et les expédier aux destinataires à New York ….. James Cameron , et  son producteur !

Le vent et la mer se calment un peu, et nous passons les journées entre les plongées sur le reef , ou en dérivante ou à l’étale , le bricolage , la lecture, balade à vélo  etc ……

Les plongées  permettent d’observer des  requins , grands et petits ,  pointes noires , dormeurs , gris , des balistes , perroquets à bosses , loches , murènes  ,napoléons , etc…et une quantité de très beaux coraux , Nous attendons le Cobia , avitailleur en produit frais et en  carburant  réservé à l’avance par téléphone ,il arrive le mercredi après-midi ; l’avitaillement en carburant se fait à couple avec le bateau  

Jeudi , cap vers la passe sud de Fakarava , Tumakohua , beaucoup plus étroite , et donc plus spectaculaire . la traversée par le lagon permet de voir un magnifique ruban de sable blanc, sur lequel sont posés cocotiers et filaos et  ici et là, quelques « pensions », et maisons isolées ; le vent monte un peu, jusqu’à 20, 25 nœuds, mais le lagon est relativement  calme . Une bonne dizaine de bateau au mouillage, deux pensions avec décoration polynésienne de bon gout  et deux clubs de plongée,  une petite église , voilà pour  l’essentiel de ce petit coin perdu  . A Top Dive nous rencontrons Mathias , qui   tient le club  depuis 3 ans Il est toujours aussi émerveillé par les fonds , même si les sites de   plongée sont assez restreints 

 Pour profiter des fonds nous entrons dans la passe avec l’annexe et nous laissons dériver en courant entrant , relié par un bout, en ayant sous les yeux un incroyable aquarium.  Patrick sort son fusil , et tire et attrape de suite un beau perroquet ! …. Quand un, puis deux requins pointes  noires viennent lui ravir sa prise en moins de 30 secondes !!!!!!! Nous avons sous les yeux , tout près  ,des requins pointes noires , des gris des lagons , des balistes , perroquets , mérous , loches ,  des zancles , chirurgiens etc…..

Echaudé, il rentre le matériel, mais se rattrape plus tard, ainsi que Marie Alizée sur Banana , nous mangerons du poisson Fakarava  sud à plusieurs reprises!

Les  journées et les soirées  avec l’équipe « Banana » sont chaleureuses et joyeuses, d’autant plus que nous avons attrapé le virus d’un nouveau  jeu le « rikiki », !!!!!! et l’addiction est très rapide  

Samedi  toute la journée , un ciel bleu intense a accompagné un vent de 20 nœuds , mais surtout , une  forte dépression sur la Nouvelle Zélande ,  les Australes et Les  Gambiers  avec houle de 6 à 7 mètres amène  sur l’archipel des Tuamotus une houle  de 3 à 4 mètres . A Tahiti , dans le lagon, Patrick le canadien sur son bateau  Living nous signale une houle de 1.50 m  La plongée du matin a été quelque peu écourtée , car il y a peu de courant entrant  La houle provoque un phénomène d’ensachage :sur la côteouest de Fakarava environ 40 km , il n’y a pas de motus (ilots) la houle déverse en permanence une énorme quantité d’eau qui  remplit le lagon . Cette eau ressort par les passes,  ce qui rend le courant entrant quasi inexistant,

On a réservé à diner au Motu Aito Paradise,  pension pleine de charme et très polynésienne  , tenue par Tila , et son mari Manihi. Leur motu se situe entre 2 « hoa », chenal naturel entre deux ilots permettant le passage de l’eau de la mer au lagon, la forte houle recouvre maintenant  complètement leur ponton, et plus encore , la salle de restaurant ouverte sur le hoa , mais tournant le dos au récif  . Jamais expression « manger les pieds dans l’eau » n’a été aussi juste ! on entend régulièrement le bruit des vagues qui se fracassent sur le récif, impressionnant

Un grand four à bois à coté de notre table cuit les pizzas, et Manihi y fait cuire ses pains maisons faits à la farine complète pour le petit déjeuner de  ses pensionnaires. Nous avons apporté nos boissons (alcoolisées ) car ils ne vendent que de l’eau . de temps en temps , une déferlante plus puissante nous amène une bonne quantité d’eau , l’eau monte , monte , effleurant le siège de nos bancs,  frôlant à plusieurs reprises le rebord de la nappe de la  table dressée pour nous  ,( nous dinerons sur une plus haute ), au départ ,  vaguement rassurés , nous  montons sur les bancs  ou nous asseyons   sur la table , puis l’eau se retire un peu , et ça recommence ,  mais nous dinerons vraiment les pieds dans l’eau  , au fur et à mesure , nous nous  adaptons . Quel souvenir !

Dans la nuit, l’eau atteindra le niveau de l’évier, causant quelques dégâts, mais  Manihi  y  vit depuis 30 ans, il a tout construit  et n’est pas prêt  à déménager   

Pas de plongée pour le moment, il faut attendre  une météo plus clémente ; les jours défilent versus langueur polynésienne  .

Mercredi  le calme revient, et nous ferons deux plongées dans cette magnifique passe de Fakarava  sud  avant de remonter vendredi  sur  Fakarava  nord !

Dimanche , au revoir Fakarava , et nous repartons vers Toau , anse Amyot ,avec un peu de vent au départ. Marick est content on a  hissé la grand-voile et sorti le geenaker , et même le spi pas longtemps car le vent tombe et on finit au moteur

Le voyage continue , on revient donc dans cette  jolie anse  ,avant de repartir vers Apataki , puis Ahe , Manihi , Rangiroa, et nous prévoyons à nouveau à Tahiti  début juillet    

  

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IMG 6090Vers les Tuamotus

Marick est enfin en pleine forme ,  charbons de guindeau changés , nous avons refait un plein de boissons et de vivres frais pour quelques  jours ,les réservoirs d’eau et de carburants sont pleins et le mardi 7 mai , cap au nord est vers Tikehau . Sous le vent de  Tahiti  calme plat, mais sitôt quitté le dévent de l’ile , 20 à 25 nœuds  avec mer agitée , le vent monte à 35 voire 40 nœuds au cours de la traversée  , nous sommes à 60 degrés du vent , la remontée vers l’est n’est pas des plus agréables !

Nous passons sous le vent de Tetiaora , à 42 km au nord-est , atoll carte postale ou en 1966 a été tourné les Révoltés du Bounty avec Marlon Brando qui  a été le locataire de l’ilot  pendant un certain temps , petit répit car nous sommes abrités , mais la navigation se poursuit assez sportive donc et vers le petit matin nous apercevons TIkehau ,  la passe n’est pas très large , il y a environ 2 nœuds de courant contre ,   des parcs à poisson de chaque côté   puis environ une heure pour arriver au minuscule  village, il n’y a qu’ un seul bateau dans la petite baie , nous posons la pioche , heureux ,

un bruit de petit avion nous fait tendre l’oreille, il vient de se poser sur le motu  juste à côté, il n y a qu’ un vol par jour ,alors les nuisances sonores  ne sont pas bien grandes

Nous restons quelques jours , et faisons la  connaissance d’ Hervé et de sa femme Vanina qui tiennent la pension Hotu juste en face de notre mouillage,  ambiance familiale,  nous rencontrons le  père d’Hervé , et discutons avec les quelques touristes de la pension , balades à pied vers le village  sur la petite route bétonnée , découverte du lagon en dinghy, vers l’ancienne ferme perlière , pour voir des raies mantas qui se font portées absentes , tant pis !

Après quelques jours dans ce joli petit atoll, cap à l’est , vers Apataki , le 13 mai . On envisage d’y laisser  Marick cet été pendant notre séjour en France ,pour le carèner et le  mettre au sec   ;la mer s’est un peu calmée , nous sommes bout au vent  et donc avançons le plus souvent au moteur ; arrivée mardi au petit jour , passe avec coutant dans le nez , et environ 1h 30 de navigation sur le lagon au nord- est pour se rendre au chantier , nous apercevons quelques mats plantés dans les cocotiers , en bordure d’ une belle plage de sable blanc , nous sommes arrivés :découverte des lieux , rencontre avec Alfred et Pauline les propriétaires , entreprise familiale ,  et leurs garçons , dont Tony qui travaille avec son père , « papy »le papa d’Alfred , nous vend des œufs et nous offre des papayes que nous préparons avec chou , ail , gingembre et poisson  pêché ;La nourriture n’est pas très variée , mais fraiche et savoureuse

. Quelques bateaux sont au sec en travaux et nous retrouvons Patrick le canadien , sa femme Lisa  et leurs deux garçons rencontrés à Nassau(Bahamas) en février 2012 , recroisés à Panama , et avec qui  nous sommes restés en contact , par mail , pour partager nos  expériences ,et nos tuyaux glanés au  fil de nos navigations.

L’endroit est vraiment paumé , mais très chaleureux , le soir on partage l’apéro ( nos stocks de rhum guadeloupéen sont à marée basse ), on discute , on fête le  départ de Boris qui repart le lendemain vers les Marquises ,on met en commun la pêche en faisant un barbecue , et chacun amène de quoi  partager un repas .L’ambiance est sereine , sous les cocotiers , à cette heure tardive de la nuit . on termine la soirée en écoutant les chants polynésiens avec Alfred et ses fils

 

Les journées s’égrènent  tranquillement , bricolage , plongées , discussions,   Alfred nous fait fabriquer le pain coco , préparé avec cocos germées , farine , eau de coco , il faut fabriquer un pilon avec une branche de cocotier , les bourres de coco alimenteront le feu pour la cuisson de ces petits pains cuits  dans deux feuilles de raisiniers bords de mer.

 

Nous préparons notre départ pour Toau , anse Amyot, atoll  un peu plus à l’ouest ;départ au petit matin , l’ancre s’est coincée sous des coraux et Patrick doit plonger pour la dégager , petits problèmes de points d’amure pour le solent , alors on va naviguer sous génois enroulé ou moteur , vers 15 h 30  nous   nous amarrons sur une bouée dans  cette petite baie  face au vent et aux courants surtout sortants  on ne peut avancer plus loin dans le lagon , 3  bateaux sont déjà au mouillage et bientôt un quatrième nous rejoint . nous descendons à terre et faisons connaissance des 9 habitants peuplant Toau : un couple , Gaston et sa femme , leur fille , leur gendre et leur petit fils , plus 4 autres personnes , plus ou moins de la famille , c’est dimanche et l’heure de la partie de pétanque , des  chiens viennent à notre rencontre  dont 2 sont d’excellents chasseurs (pecheurs ? ) de poissons

Le dernier bateau qui apporte leur avitaillement n’a pu accoster a cause de la houle , Ils sont à cours de certaines denrées , nous leur donnerons une douzaine d’œufs de Papy d’Apataki ! mais nous ne pouvons les aider en ce qui concerne le tabac , plus de clopes à terre , et il y a des addicts  !Valentine m’explique que quand ils sont en rupture de tabac  , ils ratissent leur terrain à la recherche de mégots  ou de cigarettes à peine commencées  jetées à terre lors de soirées pétanques arrosées ,et essayent de tenir le plus possible , mais elle,  ne fume que la marijuana !

L’organisation de leur quotidien est rythmé r par l’entretien du terrain, ramasser les cocos , les sécher , aller chercher le poisson dans les viviers , repas , et soirées musiques  surtout reggaes , qu’un ipod sur son socle diffue autour  de la grande table. Valentine fait parfois restau , mais pas pour deux personnes , nous  lui achetons des langoustes , préparées  par Patrick , un régal !

Nous explorons avec l’annexe le lagon , il est très poissonneux , il y a des mérous , des perroquets , des requins , des balistes , et une magnifique raie manta qui vient  vers nous à 2 mètres , puis se retourne et disparait dans le bleu profond , magnifique ! Patrick assure quelques repas de poissons frais 

Les bateaux repartent  vers Papeete , et nous attendons une météo plus favorable pour repartir  vers l’est , mais le maramu , vent de sud-est s’installe , et la mer et le vent ne nous permettent pas de sortir de suite

Jeudi 24 mai, à 8h 30 du matin, nous laissons  ce petit coin isolé du monde, pas de téléphone car l’antenne « vini » opérateur téléphonique local, a cramé , pour aller de l’autre coté , vers l’est et ainsi se rapprocher de Fakarava

Le vent est dans le pif a 20 , 25 nœuds , et la mer pas cool , nous irons au moteur et nous entrons dans la passe est de Otugi  à plus de 10 nœuds !  dans le lagon, nous sommes au mouillage face au motu Otohorau , un site paradisiaque,. Patrick part explorer les fonds pendant que je vous conte notre voyage

Le lendemain, un  soleil généreux colore la mer de multiples bleus , alors que le sable et les palmiers tracent  une ligne horizontale blanche et verte  dans ce bleu infini

Les fonds sont clairs mais un peu moins riches en poissons, et il y a peu de coraux vivants

Sur la plage, quelques cabanes sommairement aménagées accueillent les ramasseurs  de coco pour faire le coprah , en juillet , mais personne n’y  habite à l’année , la famille de Gaston est donc la seule à vivre toute l’année sur cet atoll

Samedi 25 mai, départ pour Fakarava , deuxième atoll de Polynésie après Ranguiroa, immense rectangle orienté nord-sud de 50 km de long sur 14 km de large , et fameux pour ses passes , nord et sud très poissonneuses. Nous devons aussi y rejoindre, nos amis de « banana » , bateau rencontré au Guatemala , et avec nous avons des contacts réguliers . nous sommes impatients de les revoir pour échanger nos souvenirs et anecdotes de voyages

Un grain menaçant, arrive, partirons nous ? , il faut sortir de la passe avant 10 heures, et arriver à Fakarava aux alentours de midi. le capitaine a tranché, on y va , la passe est maniable  , la mer un peu moins « désordonnée » et en moins de 2 heures , nous arrivons à Fakarava , la passe est très large (1.7 km), léger courant entrant   , le ciel se dégage , et on mouille face au village de Rotoava .

A suivre……..

       

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Le blog de marick

un voyage autour du monde d'un couple sur un outremer 49

OU EST MARICK

actuellement en CORSE A SAINT FLORENT

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